
Quelles sont les grandes tendances 2026 du Private Equity ?
Le Private Equity est une forme d’investissement financier qui permet à des investisseurs d’acquérir des parts dans des entreprises non cotées en bourse, souvent avec l’objectif de les transformer et de les rendre plus profitables avant de les revendre. Cette industrie joue un rôle important dans le développement économique. Elle fournit non seulement des capitaux aux entreprises ayant besoin de se développer ou de se restructurer, mais également une expertise stratégique. Chaque année, de nouvelles tendances émergent dans le secteur du capital-investissement. Découvrez quelles sont les grandes tendances 2025 et 2026 du private equity. Comprenez les évolutions possibles de cet investissement afin de mieux orienter vos choix d’investissement.
Points clés à retenir • Le marché mondial du PE a atteint près de 2 000 Mds$ de transactions en 2025, en hausse vs 1 600 Mds$ en 2024. |
La montée des critères ESG
Depuis 2025, les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont considérablement gagné en importance dans le domaine du private equity. Pour rappel, les critères ESG se réfèrent à trois types d’enjeux importants dans l’évaluation des entreprises et des investissements :
- Les enjeux environnementaux. Cela inclut les impacts sur l’environnement comme les émissions de gaz à effet de serre, la gestion des déchets, la conservation des ressources naturelles, etc.
- Les enjeux sociaux. Ces critères examinent comment une entreprise gère ses relations avec ses employés, ses fournisseurs, ses clients et les communautés où elle opère. Cela inclut le respect des droits de l’homme, les conditions de travail, etc.
- Les enjeux de gouvernance. Ils concernent la manière dont une entreprise est dirigée et gérée, y compris la structure de la direction, les politiques de rémunération, les audits et la transparence interne.
Et pour cause, les investisseurs sont de plus en plus conscients des risques liés aux questions ESG. Le plan d’action pour la finance durable de l’Union européenne favorise également une plus grande transparence et intégration des critères ESG dans les pratiques d’investissement.
À retenir : L’ESG n’est plus un critère de conformité mais un levier de performance. Selon PwC, une intégration rigoureuse des attributs de durabilité peut justifier une prime de sortie plus élevée lors de la cession d’un actif en portefeuille.
ESG et due diligence : un critère de sélection des fonds désormais incontournable
Au-delà du cadre réglementaire SFDR, la due diligence ESG s’est transformée en outil de création de valeur pendant la période de détention. Les professionnels de la gestion de patrimoine qui intègrent cette dimension dans leur processus de sélection de fonds disposent d’un avantage concurrentiel mesurable : les actifs présentant un profil ESG mature bénéficient de décotes de risque plus faibles et d’une attractivité renforcée auprès des acquéreurs stratégiques et financiers à la sortie.
Les sociétés de gestion les plus avancées, comme Elevation Capital Partners au sein du groupe Elvest, intègrent désormais des critères de durabilité dès la phase de sourcing, en ciblant des entreprises positionnées sur des marchés à impact structurel, transition énergétique, santé, services B2B, où la création de valeur opérationnelle et la trajectoire ESG se renforcent mutuellement.
Des secteurs d’activité qui se démarquent
En 2025 et 2026, plusieurs secteurs d’activité concentrent l’essentiel des flux d’investissement en private equity :
- Les technologies vertes et les énergies renouvelables. La transition vers une économie bas carbone s’accélère et les investissements dans les technologies propres, l’énergie solaire, éolienne et d’autres formes d’énergies renouvelables continuent de progresser. En France, les énergies renouvelables représentent 47 % des montants investis en infrastructure en 2025, selon France Invest.
- La santé et les biotechnologies. L’innovation dans le secteur de la santé reste un moteur puissant du capital-investissement. Les investissements en private equity se concentrent sur les biotechnologies, la télésanté, les dispositifs médicaux et les solutions de santé digitale. Les sorties dans le secteur healthcare ont atteint environ 156 milliards de dollars en 2025, contre 54 milliards en 2024, témoignant d’un regain de confiance marqué.
- La technologie et la cybersécurité. Avec la digitalisation croissante des économies, la demande pour des solutions technologiques avancées et sécurisées ne faiblit pas. Les entreprises de cybersécurité, de cloud computing, d’intelligence artificielle et d’analyse de données restent parmi les cibles les plus recherchées par les investisseurs en private equity. La technologie représente toujours environ un tiers de la valeur des buyouts mondiaux.
Intelligence artificielle et défense : les nouvelles frontières de l’allocation 2026
En 2026, deux thématiques concentrent une part croissante des flux d’investissement en Private Equity et méritent une attention particulière dans la construction des allocations patrimoniales.
L’intelligence artificielle opérationnelle. L’IA ne se limite plus aux modèles généralistes grand public. Les fonds de Private Equity privilégient désormais des solutions spécialisées, intégrées aux chaînes de valeur industrielles : logistique prédictive, automatisation des processus financiers, IA embarquée dans les dispositifs médicaux. Aux États-Unis, près de 40 % des dépenses d’investissement PE sont orientées vers l’IA ou les infrastructures qui la rendent possible (data centers, semi-conducteurs, énergie). En octobre 2025, un consortium réunissant plusieurs des plus grands fonds mondiaux a acquis l’un des premiers opérateurs mondiaux de data centers pour 40 milliards de dollars, illustrant l’ampleur de cette tendance.
La défense et la souveraineté technologique. Longtemps en marge du capital-investissement pour des raisons réglementaires, le secteur de la défense attire désormais des flux significatifs. En Europe, les levées de fonds dans ce domaine ont dépassé 4 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de 2025. Drones, logiciels de cybersécurité, systèmes autonomes : les plans d’investissement massifs estimés à 150 milliards d’euros en Europe créent un terrain fertile pour les stratégies de capital-développement.
Secteur | Dynamique 2025-2026 | Levier de création de valeur |
IA & infrastructures | 40 % des dépenses PE aux USA | Spécialisation sectorielle, IA de terrain |
Santé & biotechs | Sorties : 156 Mds$ en 2025 vs 54 Mds$ en 2024 | Consolidation, télésanté, dispositifs médicaux |
Défense & souveraineté | +4 Mds€ levés en Europe (9 mois 2025) | Plans gouvernementaux, start-ups deep tech |
Services professionnels | +50 opérations PE (cabinets comptables) en 2025 | Fragmentation, revenus récurrents, digitalisation |
Transition énergétique | Accélération solaire / éolien | Régulations favorables, décarbonation industrielle |
À retenir : La technologie représente toujours environ un tiers de la valeur des buyouts mondiaux, mais les stratégies sectorielles spécialisées (santé, défense, services professionnels) affichent les dynamiques de croissance les plus marquées en 2025-2026.
La démocratisation du placement avec des plateformes de plus en plus accessibles
La démocratisation des placements en private equity devient également une tendance notable, grâce à l’émergence de plateformes rendant ces investissements plus accessibles aux investisseurs individuels et institutionnels de moindre envergure.
Les avancées technologiques permettent de simplifier et de sécuriser les transactions financières. Les plateformes en ligne peuvent automatiser beaucoup de processus complexes liés aux investissements en private equity, rendant ces derniers plus accessibles à un public plus large.
Fonds evergreen et ELTIF 2.0 : de nouveaux véhicules pour élargir l’accès au non-coté
La démocratisation du Private Equity franchit un cap structurel en 2025-2026, portée par deux innovations majeures qui redéfinissent les conditions de souscription et de liquidité.
Les fonds evergreen (ou perpétuels) constituent une rupture par rapport aux fonds millésimés traditionnels. Sans durée de vie limitée, ils offrent des fenêtres de liquidité régulières, généralement trimestrielles, et permettent une exposition au non-coté sans les contraintes d’un engagement bloqué sur 7 à 10 ans. Plusieurs acteurs majeurs du marché (Carmignac, Astorg, Meridiam) ont lancé des fonds evergreen début 2026, confirmant l’attrait de ce format pour les investisseurs particuliers et les enveloppes d’assurance-vie.
Le cadre ELTIF 2.0 (European Long-Term Investment Fund) joue un rôle complémentaire en créant un passeport européen pour la distribution de fonds de capital-investissement aux particuliers. Avec 246 fonds enregistrés en Europe et un objectif de 75 milliards d’euros d’actifs fin 2026, ELTIF 2.0 abaisse les seuils d’entrée et réduit la complexité administrative qui freinait historiquement la diffusion du PE dans les allocations patrimoniales.
Chez Elvest, cette dynamique d’accessibilité se traduit concrètement par la gamme de FPCI et FCPR conçus par Elevation Capital Partners, dont certains sont éligibles aux contrats d’assurance-vie en unités de compte, permettant ainsi d’intégrer le private equity dans une enveloppe fiscalement optimisée dès quelques milliers d’euros.
À retenir : Les fonds evergreen et ELTIF 2.0 transforment le private equity d’une classe d’actifs réservée aux investisseurs institutionnels en une brique patrimoniale accessible. Cette évolution crée un besoin accru d’accompagnement dans le choix des véhicules, la calibration du risque et l’articulation avec les autres poches de l’allocation.
Un marché qui reste favorable aux acheteurs en 2026
Depuis 2023, les multiples de valorisation se sont ajustés à la baisse, rendant les entreprises potentiellement moins chères et plus attrayantes pour les acheteurs. En 2025, les multiples médians européens se sont stabilisés autour de 10x EBITDA, contre 14,3x au pic de 2021, soit une contraction d’environ 30 % sur quatre ans. Ce recalibrage offre un point d’entrée plus favorable pour les nouveaux millésimes.
Par ailleurs, l’écart persistant entre les attentes de prix des vendeurs et des acheteurs continue de favoriser les acquéreurs disposant d’une capacité de négociation solide et d’une thèse d’investissement bien documentée.
Les sociétés de gestion ont accumulé un stock d’actifs non cédés au cours du cycle 2021-2024, principalement en raison du resserrement monétaire et de l’incertitude macroéconomique. La pression pour libérer du capital et générer des rendements s’est intensifiée tout au long de 2025. Cette dynamique a amené les vendeurs à accepter des conditions plus favorables pour les acheteurs, afin de conclure des transactions dans un marché saturé de disponibilités d’investissement.
Enfin, avec la réouverture du marché bancaire et la montée en puissance du crédit privé (plus de 200 milliards de dollars de collecte en 2025), les conditions de financement sont devenues plus favorables, permettant aux acheteurs d’acquérir des actifs avec des conditions de crédit avantageuses, renforçant encore leur position dans les négociations.
Dry powder et polarisation du marché : ce que révèlent les chiffres 2025
Le contexte de marché en 2025 confirme et nuance la dynamique favorable aux acheteurs. Deux données structurantes éclairent le cycle actuel.
Un dry powder record. Les capitaux levés mais non encore déployés atteignent environ 2 500 milliards de dollars au niveau mondial. Ce stock massif de « poudre sèche » exerce une double pression : d’un côté, il garantit une capacité de déploiement importante pour saisir les opportunités ; de l’autre, il alimente une concurrence accrue sur les meilleures cibles, maintenant les valorisations à des niveaux élevés sur les actifs premium.
Une polarisation croissante. Le marché du Private Equity est devenu structurellement plus sélectif. En 2025, la valeur des transactions a bondi tandis que leur nombre a reculé (environ 34 300 deals contre 36 500 en 2024), traduisant une concentration sur des opérations plus importantes, fondées sur une conviction élevée. Les multiples d’entrée restent élevés (autour de 14x EBITDA en buyout aux États-Unis), et le levier de création de valeur se déplace de l’expansion de multiples vers l’amélioration opérationnelle.
Indicateur | 2024 | 2025 | Tendance |
Valeur globale deals PE (monde) | ~1 600 Mds$ | ~2 000 Mds$ | ↑ +25 % |
Nombre de deals (monde) | ~36 500 | ~34 300 | ↓ -6 % |
Dry powder mondial | ~2 300 Mds$ | ~2 500 Mds$ | ↑ Record |
Sociétés en portefeuille PE (monde) | ~29 400 | ~32 500 | ↑ Stock croissant |
Investissements PE France | 36,9 Mds€ (+13 %) | 36,4 Mds€ (-1 %) | → Stabilisation |
Levées de fonds France | 38,9 Mds€ (+9 %) | 42,9 Mds€ (+10 %) | ↑ Record |
Cessions France (coût hist.) | 12,8 Mds€ (+42 %) | 14,0 Mds€ (+9 %) | ↑ Fonds de continuation |
À retenir : La sélectivité des fonds s’est renforcée. Dans ce contexte, la capacité d’une société de gestion à sourcer des deals propriétaires, à créer de la valeur opérationnelle et à maîtriser ses sorties devient un critère de sélection déterminant pour les allocations patrimoniales.
Des marchés de financement en phase de dégel
Entre 2022 et 2024, le resserrement monétaire et l’incertitude macroéconomique ont conduit de nombreuses sociétés de gestion à différer leurs sorties. Cette accumulation d’actifs en attente de cession a pesé sur la liquidité de l’ensemble du secteur. En 2025, l’amélioration progressive des conditions de marché a permis aux sociétés de gestion d’initier davantage de sorties pour réaliser des gains et transmettre des capitaux aux investisseurs.
Les sorties se sont concentrées sur les actifs à fort profil de croissance. Ces types d’actifs attirent les nouveaux acquéreurs, dans un climat où les taux d’intérêt se sont stabilisés à des niveaux inférieurs au pic de 2023. Les actifs bien positionnés dans des secteurs porteurs (numérique, transition énergétique, santé) ont connu des sorties réussies, tandis que les dossiers aux fondamentaux moins solides peinent toujours à trouver preneurs.
Le marché secondaire comme levier structurel de liquidité
Si le dégel des marchés de financement est en cours, c’est le marché secondaire qui s’impose comme la réponse structurelle au problème de liquidité apparu à partir de 2022.
L’ampleur du phénomène. Plus de 1 000 milliards de dollars de valeur nette d’inventaire (NAV) restent bloqués dans des millésimes vieillissants, au-delà des durées de détention cibles. Les distributions aux investisseurs, exprimées en pourcentage de la NAV, demeurent proches de leurs plus bas historiques en buyout et venture capital. Cette situation crée une pression structurelle sur les sociétés de gestion pour trouver des solutions de liquidité alternatives.
Les véhicules de continuation (GP-led secondaries) se sont imposés comme la voie de sortie dominante. Au niveau mondial, leur volume a progressé de 62 % sur un an. En France, les fonds de continuation ont représenté près de 6 milliards d’euros sur les 42,9 milliards levés en 2025, contre 1,6 milliard en 2024, un quadruplement qui illustre leur montée en puissance. Ils permettent à une société de gestion de conserver un actif en portefeuille tout en restituant du capital aux investisseurs existants, une solution particulièrement adaptée aux actifs de qualité dont le potentiel de création de valeur n’est pas épuisé.
Le retour progressif des IPO. L’introduction en bourse de Medline en décembre 2025, la plus importante IPO sponsorisée par le PE de l’histoire (7,2 milliards de dollars), a envoyé un signal de réouverture. Néanmoins, les IPO ne représentent encore qu’une fraction marginale des sorties. Les cessions à des acquéreurs stratégiques, tirées par la reprise du M&A corporate, constituent un canal complémentaire en plein renouveau.
À retenir : Le DPI (Distributions to Paid-In Capital) est devenu un critère de sélection prioritaire pour les investisseurs. Les fonds qui démontrent une capacité à restituer du capital dans les délais prévus disposent d’un avantage significatif en levée de fonds. Ce critère doit également guider la sélection de fonds dans le cadre d’une allocation patrimoniale.
Construire une allocation Private Equity diversifiée : les axes stratégiques 2026
Dans un environnement de marché marqué par la sélectivité, la polarisation entre gérants et l’émergence de nouveaux véhicules, la construction d’une allocation Private Equity requiert une approche structurée autour de plusieurs axes complémentaires.
Diversification par stratégie et par millésime
Une allocation robuste combine plusieurs stratégies, capital-croissance (Growth), capital-transmission (Buyout), fonds de fonds et dette privée, afin de lisser les effets de cycle et de réduire le risque de concentration. La diversification par millésime (investir régulièrement sur plusieurs années) reste la meilleure protection contre le risque de timing d’entrée.
Articulation avec les enveloppes fiscales
Le Private Equity s’intègre dans différentes enveloppes selon les objectifs patrimoniaux : FPCI en compte-titres pour les investisseurs avertis (ticket minimum 100 000 €), FCPR éligibles à l’assurance-vie pour une exposition accessible et fiscalement optimisée, FIP Outre-mer pour combiner rendement potentiel et réduction d’impôt, ou PER pour préparer la retraite avec une composante non cotée.
Sélection des gérants : les critères qui font la différence
La performance en Private Equity est fortement dispersée entre le premier et le dernier quartile. Les critères de sélection déterminants incluent le track record réalisé (TRI net, MOIC, DPI), la régularité de la performance sur plusieurs millésimes, la qualité du sourcing propriétaire, et la capacité à accompagner opérationnellement les participations. La taille de l’équipe de gestion, sa stabilité et son alignement d’intérêts (co-investissement) constituent des signaux complémentaires.
Critère de sélection | Ce qu’il mesure | Pourquoi c’est important |
TRI net | Rendement annualisé après frais | Performance intrinsèque du gérant |
MOIC | Multiple du capital investi | Création de valeur absolue |
DPI | Capital effectivement restitué | Capacité à réaliser les gains |
TVPI | Valeur totale / capital investi | Vue d’ensemble incluant les plus-values latentes |
Vintage diversification | Répartition par millésime | Protection contre le risque de cycle |
Elvest, à travers ses maisons expertes, Elevation Capital Partners pour le Private Equity, Solvest pour les produits structurés, Tenest pour l’épargne-retraite et Inter Invest Outre-mer pour la défiscalisation Girardin, structure une offre multi-actifs qui permet d’intégrer le capital-investissement dans une trajectoire patrimoniale globale. Cette approche plateforme, adossée à un outil digital de souscription et de suivi, facilite la mise en œuvre opérationnelle d’une allocation diversifiée.
Perspectives de rendement du Private Equity en 2026
Malgré un contexte économique mondial en mutation, les perspectives de rendement pour les nouveaux millésimes de Private Equity restent attractives en comparaison des marchés cotés.
Les investisseurs peuvent raisonnablement cibler un TRI net compris entre 10 % et 14 % en buyout européen, avec des fonds de premier quartile pouvant dépasser 15 à 20 %. Ce niveau de rendement attendu reste significativement supérieur à celui des marchés actions cotés, mais sa réalisation dépend plus que jamais de la qualité du gérant, de la stratégie d’investissement et de la capacité à créer de la valeur opérationnelle plutôt que de l’expansion de multiples ou du levier financier.
Le capital-investissement français confirme sa position de moteur essentiel du financement des entreprises. Selon l’étude annuelle France Invest / Grant Thornton, 36,4 milliards d’euros ont été investis en 2025 dans 2 904 entreprises et projets d’infrastructure, un niveau quasi stable par rapport à 2024 (-1 %). Les levées de fonds ont atteint un record de 42,9 milliards d’euros (+10 %), portées notamment par les fonds de continuation et la progression des engagements du secteur public. Les cessions progressent en valeur (14,0 milliards d’euros, +9 %) mais restent insuffisantes en nombre (1 232 opérations), traduisant la difficulté persistante à trouver un point de convergence entre cédants et acquéreurs sur les valorisations. Le venture et le growth progressent portés par l’internationalisation, tandis que l’industrie, le numérique, la consommation et la santé restent les secteurs les plus actifs.
À retenir : La source de rendement évolue. Dans un contexte de taux durablement plus élevés et de multiples d’entrée exigeants, la création de valeur opérationnelle (croissance du chiffre d’affaires, amélioration des marges, transformation digitale) devient le principal moteur de performance, supplantant l’expansion de multiples et le levier financier bon marché qui avaient porté les rendements du cycle précédent (2015-2021).
Foire aux questions
Qu’est-ce que le Private Equity et pourquoi est-il considéré comme une option d’investissement attrayante ?
Le Private Equity implique des investissements dans des entreprises qui ne sont pas cotées en bourse. Ces investissements sont attrayants, car ils offrent un potentiel de rendement historiquement supérieur aux marchés cotés (TRI net moyen de 10 à 14 % en buyout européen sur 10 ans). Le placement offre également la possibilité de soutenir des entreprises innovantes et de diversifier une allocation patrimoniale au-delà des classes d’actifs traditionnelles.
Comment les critères ESG influencent-ils les décisions d’investissement en Private Equity ?
Les critères ESG évaluent la durabilité et l’impact éthique des entreprises. En 2025-2026, ils sont devenus un levier de création de valeur mesurable : les actifs présentant un profil ESG mature bénéficient d’une prime de sortie plus élevée. Les sociétés de gestion les plus performantes intègrent désormais la due diligence ESG dès la phase de sourcing, et les investisseurs institutionnels en font un critère de sélection des fonds.
Quel impact l’intelligence artificielle a-t-elle sur le secteur du Private Equity en 2026 ?
L’IA transforme le Private Equity à deux niveaux. Pour les sociétés de gestion, elle optimise le sourcing, l’analyse de données et le suivi de portefeuille. Pour les entreprises en portefeuille, l’IA spécialisée (dite « de terrain ») constitue un levier majeur de création de valeur opérationnelle : automatisation, personnalisation client, optimisation logistique. Près de 40 % des dépenses d’investissement PE aux États-Unis sont désormais orientées vers l’IA ou ses infrastructures.
Quels sont les risques du private equity ?
Les risques du private equity incluent la faible liquidité (capital bloqué sur des durées de 5 à 10 ans dans les fonds classiques), la dispersion de performance entre les gérants (l’écart entre premier et dernier quartile peut dépasser 15 points de TRI), le risque de perte en capital, et l’exposition au cycle économique. Ces risques soulignent l’importance d’une sélection rigoureuse des gérants, d’une diversification par stratégie et par millésime, et d’un accompagnement professionnel dans la construction de l’allocation.
Qu’est-ce qu’un fonds evergreen en Private Equity ?
Un fonds evergreen est un véhicule d’investissement sans durée de vie limitée, contrairement aux fonds millésimés classiques qui ont un cycle de 7 à 10 ans. Il offre des fenêtres de liquidité régulières (généralement trimestrielles) tout en investissant dans des actifs non cotés. Ce format, en plein essor depuis 2025, rend le Private Equity plus accessible en réduisant la contrainte d’illiquidité, et s’intègre particulièrement bien dans les contrats d’assurance-vie en unités de compte.
Comment le marché secondaire du Private Equity fonctionne-t-il ?
Le marché secondaire permet aux investisseurs existants dans des fonds de Private Equity de céder leurs parts avant l’échéance du fonds, via deux canaux principaux : les transactions « LP-led » (un investisseur vend sa participation à un acheteur secondaire) et les « GP-led continuation vehicles » (la société de gestion crée un nouveau véhicule pour conserver un actif tout en offrant de la liquidité aux investisseurs sortants). En 2025, ce marché a progressé de 41 % et s’impose comme un outil structurel de gestion de la liquidité dans l’industrie.
Quel est le ticket d’entrée minimum pour investir en Private Equity ?
Le ticket d’entrée varie considérablement selon le type de fonds. Les FPCI (Fonds Professionnels de Capital Investissement) sont accessibles à partir de 100 000 € pour les investisseurs avertis. Les FCPR éligibles à l’assurance-vie permettent une exposition dès quelques milliers d’euros via des unités de compte. Les FIP Outre-mer démarrent à partir de 1 000 € avec un avantage fiscal à la clé. Le cadre ELTIF 2.0 vise également à abaisser les seuils d’accès au niveau européen.
Comment intégrer le Private Equity dans une stratégie patrimoniale globale ?
Le Private Equity s’inscrit dans une allocation patrimoniale comme une poche de diversification à moyen-long terme. En France, 36,4 milliards d’euros ont été investis en 2025 dans 2 904 entreprises, confirmant la profondeur de ce marché. Son articulation avec les autres classes d’actifs, produits structurés pour le couple rendement/risque, PER pour la préparation de la retraite, Girardin pour l’optimisation fiscale, permet de construire une trajectoire patrimoniale complète. Une plateforme multi-actifs comme Elvest facilite cette approche en centralisant l’accès à des expertises complémentaires au sein d’un même écosystème.
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